Présentation du film l’Arnaque

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L’Arnaque (ou The Sting pour son titre original) est un film du genre comédie et policier américain de George Roy Hill sortie en 1973. Le long métrage dure 2h 09 min avec Paul Newman, Robert Redford, Robert Shaw.

Le film raconte une histoire qui a débuté en 1930 à Chicago, où un jeune arnaqueur tient à se venger après la mort de son ami. Il aide alors le géant des braqueurs.

En effet, une bande de trois petits arnaqueurs, dont Johnny Hooker et son acolyte Coleman en font partie, dépouillent sans le savoir un convoyeur de fonds d’un grand bandit du centre de New York : Doyle Lonnegan (Robert Shaw). Celui-ci cherche à se prendre sa revanche et tue Luther, qui n’est autre que l’un des arnaqueurs qui a participé au vol. Avant de se faire tuer, Luther a donné à Johnny Hooker (Robert Redford) la carte de visite d’un ancien grand faisandier (grand arnaqueur) : Henry Gondorff (Paul Newman). De ce fait, Johnny s’est rendu à Chicago pour trouver Henry. Les deux compères cherchent à monter une arnaque pour assumer leur vengeance. Ils « ferrent le pigeon » en montant une vaste escroquerie dédiée à mettre Lonnegan sur la paille. Ils ont fait des parties de triche durant des jeux de poker, et présentent le coup de grâce avec l’arnaque du faux bookmaker et des courses de chevaux… Hooker tente de faire croire au gangster qu’il est capable de mettre la main sur les résultats des courses avant qu’ils ne soient officiellement éprouvés.

film-arnaque-avis-spectremen.netUne petite anecdote de la réalisation du film, à l’époque où on l’a tourné, le maire de Chicago de l’époque, Richard J. Daley, n’a pas accepté de le faire dans sa ville. Il a affirmé que cela y rend une mauvaise réputation.

Avis et critique du film

En général, le film est très réussi. Son héros « L’arnaque », Robert Redford, est parfaitement à l’aise dans son personnage d’escroc, mais la performance de Robert Shaw dans son rôle de mafieux glacial et vengeur n’est pas non plus négligeable. Les scénarios sont excellents, et chacune des scènes apporte une leçon de charisme.

Ce film est une vraie perle. Sa force réside évidemment dans son déroulement minutieux rythmé par des séquences aux nombreux rires et sourires. Ce qui se partage pour le plaisir des spectateurs dans différents chapitres. Sans parler de la merveilleuse immersion dans le monde des bookers des années 30.

L’Arnaque a déjà reçu sept oscars, dont six en 1974, qu’il a bien mérités : meilleur film, meilleur scénario original (pour David S. Ward), meilleure direction artistique (pour Henry Bumstead et James Payne), meilleurs costumes (pour Edith Head), meilleur montage (pour William Reynolds). C’est une production opulente, reconstituant de manière favorable l’époque de la Grande Dépression, et illustrant un scénario purement ludique. Pour se venger de la mort de leur ami, un grand gangster et son compagnon vont concocter une mission aussi bien difficile que sophistiquée. Tout est bien calculé. C’est aussi ingénieux d’avoir pensé à une intrigue d’une arnaque au sein d’une arnaque, qui se déroule encore au cœur d’une autre… Trop alambiqué mais intéressant !